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es soulèvements populaires déclenchés dans la seconde quinzaine de juillet 1789 à la suite d´une grave crise de subsistances (on manque alors de pain tant à la ville qu´à la campagne) n´ont touché que médiocrement le département de la Moselle. Quelques émeutes éclatent bien à Metz, à Thionville et dans la région de Sarreguemines mais il ne semble pas que la seigneurie de Hombourg ait été touchée par cette agitation connue sous le nom de « grande peur ». Ici, c´est le régime fiscal et seigneurial en tant que tel qui a été mis en cause, non la personne du seigneur.Pendant des siècles, l´Etat royal de plus en plus endetté et toujours à court d´argent a fait subir à ses sujets des prélèvements d´une complexité inouïe et d´une profonde inégalité. Ces excès ont nourri l´esprit de revendications, palpables dans notre région dès le milieu du XVIIIème siècle et qui va s´affirmer avec énergie dans les cahiers de doléances.
C´est le 24 janvier 1789 que le roi Louis XVI demande à ses sujets de rédiger les cahiers de doléances. Les communautés de Kédange et de Hombourg se réunissent à cette fin le 9 mars 1789. Celle de Budange s´était réunie la veille.
Noter ce passage du préambule rédigé par les habitants de Hombourg : « Pénétrés des bontés de notre Roy, nous disons avec tous ses sujets, si le Roy le scavoiet, oui si le Roy le scavoiet, nous serions pas sy misérables : enfin le Roy veut scavoirt, exposons lui donc, que dans le royaume des Francs, il y a encore des malheureux attachés à la glèbe, des esclaves sous le joug de la plus dure servitude ».
On trouve parmi les signataires les ancêtres de familles encore connues.
Document doublement intéressant, car, outre son objet, il dresse la liste des chefs de familles (63 en tout) ayant participé à cette désignation.
Les députés choisis pour effectuer la mission sont Jean Scheltien et Pierre Mathis.
Le même document existe pour Hombourg. (non reproduit) Avaient été élus : Nicolas Henry et Jean Cabus.
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Mathis SCHNEIDER François HACKSPIEL François SCHELTIEN Etienne KOURTZ Pierre GRANVAUF François BIRCK Michel BACK Pierre BACK André DELVAUX Jacques KOURTZ Jacques TONNELIER Michel SCHMIT Charles FORME Jean FORNE Pierre AUBURTIN Pierre BECKER Pierre MATHIS Jacques SCHELTIEN Nicolas ABRAHAM François BOESSE (POETZ) Louis SCHELTIEN Jean PORTE Louis PEIFFER Jacques LEGROS Joseph BECKER Adam RITH Mathis GROSS Nicolas CHARPENTIER Pierre THOMAS Jean Pierre GRÜNEWALD Jean FELLER François NILES |
Mathias AUBURTIN André BIRCK Mathis MAIRE Michel BIRCK Pierre HENRY Mathis COLLIGNON François BERNARD François PIERSON Nicolas MAGOT Noël LEPINE Nicolas GOUZOT Joachim GRAVISSE Nicolas BEIDEL Pierre KOURTZ Jacques FINCK Nicolas FROUME Jean BEIDEL Pierre VIGNERON Michel COLLIGNON Louis VEINAND Nicolas FORNE Nicolas SCHMIT Michel HARTER Michel FOUSSE Michel VAGNAIR Pierre GAND Pierre SCHWARTZBART Michel BARTHELEMY Jean Pierre GOLZNE Michel BOCKVING Nicolas SCHELTIEN |
« Tous nés français ou naturalisés, âgés de vingt-cinq ans, compris dans les rôles des impositions, habitants de Kédange, composé de soixante-trois feux... »
107 - La prise de la Bastille. Panneau pédagogique. Années 1950.En maintes régions la nouvelle de la prise de la Bastille provoqua des paniques. Il ne semble pas que ce fut le cas dans l´arrière-pays thionvillois. En particulier, la famille d´Hunolstein, qui occupait à ce moment le Château de Hombourg, n´a pas eu à souffrir la justice sommaire de populations surexcitées.
108 - Déclaration des Droits de l´Homme et du Citoyen. La documentation photographique 1964.Ce texte célèbre, à valeur universelle, a été adopté par l´Assemblée Constituante le 26 août 1789. Il définit les principes que l´Assemblée entendait suivre dans l´élaboration de la Constitution.
Ces coupes avaient été réalisées dans des forêts placées sous séquestre en 1797. Elles appartenaient à la famille des Hunolstein. Une partie de ces forêts leur sera restituée sous le Premier Empire.
L´Assemblée Constituante s´est trouvée très rapidement devant une situation financière désespérée. Les expédients tentés par Necker (Emprunts nouveaux, dons volontaires) ayant échoué, les révolutionnaires en sont venus à mettre en vente, au profit de l´Etat, les biens du clergé et de la noblesse.
C´est ainsi que fut proposée à Kédange la vente des biens appartenant aux Chartreux de Rettel, ceux appartenant aux religieux de Freistroff, et les biens meubles et immeubles dont la propriété relevait des seigneurs de Hombourg.
Les documents relatifs à ces adjudications faisaient partie de la série Q des Archives Départementales de la Moselle. Celle-ci a été détruite en 1944. On ne saura donc jamais, à quelques exceptions près, ce que ces ventes ont rapporté.
Art. 1. Les municipalités actuellement subsistant en chaque ville, bourg, paroisse ou communauté, sous le titre d´Hôtels de villes, mairies, échevinats, consulats, et généralement sous quelque titre et qualification que ce soit, sont supprimés et abolis.
Art. 2. Les officiers et membres des municipalités actuelles seront remplacés par voie d´élection.
Art. 3. Le chef de tout corps municipal portera le nom de maire.
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1789 : A. BIRCK 1793 : E. HUMBERT 1801 : Jacques SCHELTIEN 1802 : Christophe VAGNAIR 1804 : HENRY 1811 : Jacques TONNELIER 1813 : Félix d´HUNOLSTEIN 1823 : BALLET 1831 : P. VATRIN 1835 : B. VING 1845 : F. d´HUNOLSTEIN 1863 : Christophe VAGNAIR 1872 : A. CORDIER 1876 : Eugène LORETTE 1880 : Jean Batiste BURTIN 1881 : N. HENRY 1892 : Pierre KIRSCH 1898 : Nicolas RITZ 1907 : Léopold VIGNERON 1909 : Jean Batiste AUBURTIN 1919-23 : François ROLLIN 1923-27 : J-P. CLAUSENER 1927-33 : Louis CASSE 1933-36 : Jean AUBURTIN 1936-40 : Alphonse GLAD 1940-53 : Charles DUMONT 1953-56 : Alphonse GLAD 1956-64 : Armand VINTER 1964-71 : Emile KLEIN 1971-95 : Pierre KELLER 1995 : Norbert THINUS |